Guy ROMEDENNE

FANTASIA - MAROC RUELLE OUADAIAS A RABAT - MAROC
VILLAGE PROVENCAL MARABOUT AU CHELLAH A RABAT - MAROC ETANG SOLOGNOT PAYSAGE DU MARAIS VENDEEN
LES GORGES DU VERDON PETITE MAISON DANS LA RHUNE - PAYS BASQUE RUE LIMOUSIN CIEL D'ORAGE
LE PARC DU SANS-SOUCIS A POSTDAM BATEAU DES CHAMPS LE BAISER METISSE VISAGES COMPLICES LE PELICAN

Pour découvrir l'exposition,cliquez l'oeuvre de votre choix



Paysages d’ici ou d’ailleurs et Renaissance de “l’obsolète”


Guy Romedenne, un peintre autodidacte.
Né en 1956  à Oujda au Maroc, il vient en France en 1971 et poursuit ses études au lycée hôtelier de Nice.
Durant cette période, il découvre les peintures à l’huile de paysages du Maroc, réalisées par sa grand-mère maternelle.
En 1978, diplômes hôteliers en poche, il rejoint le monde du travail et parcourt différentes régions de France comme la Vendée, la Provence, le pays Basque , le Limousin, sans oublier la Sologne où il réside actuellement.
En 1987, il se lance dans la peinture et réalise des œuvres à l’huile, au couteau, sur toile, le verre ou la pierre. Mais ce n’est qu’en 2003 qu’il décide d’exposer au sein d’une banque qui a accepté de lui ouvrir ses portes.
De son enfance au Maroc, il a gardé la nostalgie des paysages pittoresques et contrastés, des parfums d’épices et de la convivialité de ses habitants. Il peindra plusieurs toiles sur ce thème.
Marqué par la richesse et la beauté des paysages qu’il a rencontrés lors de son parcours professionnel, il a tenté de les immortaliser à travers ses toiles.

Guy Romedenne, un créateur plasticien.
Cependant, sa curiosité artistique n’a pas de limites ; c’est ainsi qu’il aime aussi redonner vie à des objets et matériaux de récupération en les transformant au gré de son imagination.
Tout est susceptible de l’intéresser, le métal, la pierre, le plastique, le bois et les idées ne manquent pas pour redonner la vie à ces matières devenues obsolètes.

Démarche artistique en peinture.
Dans ma jeunesse, les cours de dessin dispensés au lycée et prévus dans le cursus normal de la scolarité, ne m’apportaient aucune satisfaction car malgré tous les efforts apportés, je n’arrivais pas à reproduire ce que je voyais. Cependant, j’étais émerveillé quand je regardais ce que l’on pouvait réaliser avec un morceau de papier et une mine de crayon.
Par la suite, et bien plus tard, je me suis retrouvé à contempler les peintures à l’huile de ma grand-mère maternelle. Elle avait l’art et la manière pour créer des paysages du Maroc en deux tons déclinés en différents dégradés, par exemple, des paysages sur les tons de bleus ou de marron.
C’est ainsi que l’idée de peindre m’est venue car je sentais bien que je pouvais être capable de donner de la vie à des souvenirs, mais de donner cette vie à ma façon, avec mon ressenti, ma perception.
L’amour des grands espaces et de la liberté de créer m’a procuré l’envie d’immortaliser les images qui se bousculaient dans mon esprit. La difficulté que j’éprouvais, lors des cours de dessin, à reproduire le détail m’a conduit à orienter mon art vers le courant impressionniste car, c’est en créant des impressions que je me suis aperçu que le détail pouvait surgir dans une vision subliminale.
De l’impression de « fouillis » pictural émerge le message que je veux faire passer à mon interlocuteur, mon goût pour le mouvement ou l’inertie et l’affirmation de mon identité culturelle.

Démarche artistique en arts plastiques
La société de consommation nous a conditionnés, me semble-t-il, pour ne percevoir en tout objet qu’une facette de sa plastique. Il suffit parfois de retourner l’objet qui mobilise notre attention pour faire naître, dans notre subconscient, d’autres images et d’autres perceptions.
Par ailleurs, la frénésie du gaspillage et de la fièvre « acheteuse » ont déclenché chez moi le goût de la « réincarnation » pour donner une nouvelle vie  et une nouvelle chance à ce qui est devenu,  pour nous,  dépassé et désuet.
L’objet qui dormait au fond d’une cave poussiéreuse vient s’associer à ses congénères ressuscités  pour montrer qu’il existe encore : l’union fait la force !
C’est ainsi qu’est née la création plastique à ma façon : celle-ci vient de prendre une nouvelle place dans mon univers artistique  et tout est bon ou presque pour dévoiler encore une petite partie de mon identité.