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Je suis née à Saint Laurent du Var, le 2 novembre 1952, Alpes Maritimes.
Mais j’ai vécu toute mon enfance dans le Pays de Retz, à Saint Brévin les Pins. Mes grands parents et ma mère m’élèvent avec mes deux autres sœurs dans un univers clos et très protégé. J’ai une grande admiration vis-à-vis de mon grand père, qui reste autoritaire mais à l’écoute. Souvent, je me réfugie dans le dessin, pour m’évader dans mes mondes merveilleux. Très vite je décide de quitter les études pour entrer aux Beaux- arts, de Nantes. En 1977, je décroche mon diplôme.
Donc, après un court séjour à Paris, je m’installe en Auvergne dans le Cantal.
Sur la côte atlantique, influencée par la tapisserie contemporaine, je crée des sculptures de cordages et de matériaux rejetés par l’océan.
Ce réflexe de collectionner les choses qui l’environnent perdure et contribue à évoluer vers d’autres directions. Du cordage, vient s’ajouter des végétaux, des minéraux et au cours de mes promenades, des crânes d’animaux sauvages ou plus domestiques comme les moutons.
Ses références en volumes l’influencent dans des peintures aquarellées où quelques montages et collages entrent dans chaque mise en scène.
Des toiles en grands formats ont le pouvoir sur l’artiste d’entrer dans un autre mode d’expression. La dimension rappelle les sculptures monumentales qu’elle avait réalisées. Le corps s’implique et la confrontation mentale et physique au rythme d’une musique expressive, inspire l’artiste.
La présentation de ses boîtes noires où l’objet minimaliste et sa représentation en aquarelle entre dans un autre registre. Celui de conserver, de protéger la mémoire des choses simples.
Les totems en fer, vous accompagnent dans un parcours primitif.
Tous les modes d’expressions sont représentés et gardent le même fil conducteur, la picturalité et l’utilisation de divers matières sur des supports à la fois insolites et plus traditionnels.
Un questionnement se perpétue, la rencontre et le défi du matériau qui doit se métamorphoser et s’ouvrir vers une renaissance, une vision optimisme de l’être.
Dans mes dernières Aquarelles, grands formats, ma posture évolue dans une forme de mise en scène ludique. Cette combinaison du réel et de l’irréel conditionne une démarche troublante à mes yeux car différente.
L’analyse personnelle du paraître et ne pas vraiment exister reflète une forme de mal être dans cette société. Cette créature ou un bout de quelque chose qui se positionne dans un merveilleux décor est ma propre existence. J’ai toujours l’impression d’avoir un décalage, vis-à-vis de la réalité. C’est ma propre analyse personnelle qui me permet d’évoluer dans mon travail d’artiste. J’ai toujours besoin de comprendre comment je fonctionne car ainsi d’autres pistes s’ouvrent à moi.
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