![]() © Simon Bourcier |
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Regard et Impressions |
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Raphaël Toussaint m'apparaît plutôt comme un peintre singulier et atypique, qui s'est affranchi de toute "école" et même de maints apports référentiels. Il me fait penser très curieusement à un Balthus, à certains égards, pourtant sur un tout autre versant de l'art, qui s'est lui aussi affranchi très vite des étiquettes qu'on a voulu lui coller. Sans doute aussi à cause de certains points communs. Tout les deux, par exemple, reprochent à la peinture non figurative, d'avoir délaissé le paysage et le Nature, qu'ils considèrent comme fondamentalement liés à l'essence de l'art. Et comme lui, qui façonnait son œuvre à travers le prisme délibéré du Quattrocento, Toussaint conçoit la sienne à travers le filtre de toute une tradition classique, celle de la grande peinture flamande (des Breughel, à l'évidence), italienne (et pas seulement Raphaël), des maîtres du 18ème (auxquels on pense moins), et des grands paysagistes français. Cette évocation s'arrête là, bien sûr, mais elle montre aussi qu'il existe tout un éventail de peintres hors normes qu'il reste à répertorier, qui s'avèrent contemporains chacun à sa façon, si on ne se limite pas aux critères étriqués d'une certaine nomenklatura critique. Pour moi, Toussaint est un peintre phare, qui donne à " voir " (au sens profond où pouvait l'entendre Breton), un peintre majeur, et il faut prendre le temps de percevoir les multiples facettes de cette œuvre, qui en font sa grandeur. Par Loïs Levanier (critique d'art), | ||
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