CORPS DE FEMME LA PORTE

Jean-Pierre TAUZIA

L'HOMME QUI MARCHE TÊTE GALET
FEMME GRAVIDE
L'ÉLAN
GENÈSE
FEMME ACCOUDÉE
TAUREAU VACHE D'ENFER L'HOMME DEBOUT PETITE VÉNUS VÉNUS BLANCHE
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Emotions éternelles

Parcours

Né en 1944 en Dordogne, je suis venu à la sculpture en autodidacte. C’est une question d’oxygène, j’ai besoin de créer, de me lancer des défis pour me sentir vivre. A l’âge de dix huit ans je dessinais des portraits au fusain et à la sanguine pour des particuliers.

Je rêvais de voyages d’aventures et de terres lointaines, tant et si bien que je me suis engagé dans la Marine ou j’ai navigué pendant six années sur les océans.
Je voulais ramener des images de ces voyages, Je dessinais sur un carnet les paysages que je croisais, puis j’ai acheté un appareil photo et c’est devenu une passion que j’ai vécu pendant quinze ans .Entre- temps j’avais quitté la Marine et j’étais devenu photographe professionnel.
La route de la vie n’est pas toujours un fleuve tranquille, mais plus souvent et c’est mon cas, un fleuve tumultueux où il faut s’adapter au gré du courant.

J’ai toujours été attiré par la sculpture, le dessin et la peinture, ce qui fait que je me suis inscrit trois années de suite à une école d’Arts- Plastiques. J’ai travaillé six autres années dans une faïencerie comme mouleur modeleur et autant d’autres comme intervenant en milieu scolaire où j’y ai enseigné les Arts plastiques. Aujourd’hui je suis Sculpteur céramiste.

Activité : Mes thèmes favoris sont ; le corps humain, la fragilité de l’homme et de la nature face aux éléments, l’éphémère, la femme, la dualité, l’amour en paix.

Ma clientèle est essentiellement composée de particuliers : amateurs d’arts, touristes de passage, la majorité est étrangère. Je vends à l’atelier, en extérieur à l’occasion de foires, de salons ou des journées de l’artisanat l’été et un peu au cours d’expositions collectives.

Actuellement je travaille beaucoup avec des argiles à grés faites pour la cuisson RAKU.
J’utilise aussi d’autres matériaux ; le métal, le bois, le plâtre, le ciment, cela dépend de la taille de la sculpture.
Je puise parfois mon inspiration dans des fragments de nature, mais le plus souvent je pars d’une image qui me vient à l’esprit et d’une esquisse faite en terre ou sur papier. J’improvise beaucoup, je crée sans modèle, autrement ça n’aurait plus d’intérêt pour moi.

Mes sculptures sont des traces de vie, des formes en devenir,des sentiments cristallisés,des invitations au voyage au cœur de mon imaginaire.

Ma philosophie de la matière

La matière c’est l’encre qui me sert à exprimer mes pensées, je pourrais presque le résumer ainsi, sans pour autant en oublier tout le processus de créativité.
Comme tout être humain, j’ai besoin de communiquer avec les autres, la sculpture me permet cela mais ce n’est pas la seule finalité.

Après m’être confronté à la pierre tendre, au bois et au métal qui sont des matériaux nobles mais qui demandent du temps de l’espace et pas mal d’énergie, pour des raisons de moyens j’ai choisi finalement de privilégier l’argile ;
Plus humble d’apparence à l’état naturel, elle est plus soumise que les autres matériaux à celui qui sait l’apprivoiser.
Elle a la particularité d’enregistrer la moindre émotion qui passe par le bout des doigts.
Une fois que celle-ci est confrontée à l’épreuve du feu, elle devient pierre et gardera intact pour toujours le message que contient l’œuvre achevée.

Peut-être que je cherche à imprimer dans la matière la fragilité et le côté éphémère de notre existence ?

J’aime le volume, la lumière et l’ombre sur celui- ci, les lignes épurées, le jeu des contrastes, des textures qui s’opposent , les nuances de noir que permet le Raku , le travail du feu sur la terre .J’évite de figer mes sculptures sous l’émail glacé. Un simple jus d’oxydes avant cuisson suffit le plus souvent. J’aime ce qui porte des traces de vie, d’usure, d’accident.
La matière se soumet à l’esprit, l’esprit se fait complice de celle-ci , l’eau et l’air entrent dans la danse , finalement l’eau s’évapore avec lui, la matière s’est figée dans l’élan de l’esprit, elle se soumet encore une dernière fois à l’épreuve ultime du feu. Elle devient chaleur, s’embrase, devient lumière et rayonne comme un soleil.
La métamorphose s’est accomplie ; la glaise est sortie de l’eau, l’homme a pris un morceau de celle-ci, il l’a pétri dans ses mains pour lui donner forme, l’air a repris l’eau, le feu l’a transformée en roche,

Elle est maintenant œuvre d’art pour l’éternité.

Tauzia Jean-Pierre


 

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