Michel PICOUET

Oeuvres
à
l'huile

Pastels
sur
carton

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    Né le 27 mars 1949.
Participe à de nombreux salons et expositions dans le monde.

   "La couleur à traversé le siècle depuis le feu d'artifice impressionniste, avec des problématiques diverses, souvent inverses, et en répondant à des comportements extrêmement différent et composites. Elle fut utilisée de manière empirique et sensuelle par Monet et ses amis, en tourbillons lyrique par Van Gogh, en saturation par à-plats, avec Gaugin, et puis par alternance, de manière volontariste et scientifique avec le pointillisme, le suprématisme, Mondrian, l'abstraction géométrique et la théorie d'Herbin, mais plus généralement en applications spontanées, libres et sauvages (fauvisme, expressionnisme, abstraction lyrique, monochromie).

Dans tous ces cas, la ligne de partage sépare la perception rétinienne, l'effet optique, les rapports chromatique, d'une part, de la coloration pure, de la gestuelle
effusionniste et des nappes pigmentaires, d'autre part.

Il est singulier que Michel PICOUET n'appartienne à aucune de ces deux familles . S'il reconnaît évidemment sa dette aux impressionnistes, il ne cherche pas à créer un mélange optique par tâches séparées sur le tableau, ni à faire appel aux complémentaires pour obtenir une perception synthétique. Il n'est pas non plus le peintre des couleurs assénées arbitrairement pour répondre à une émotion, à une viscéralité, à une mise en question du monde.

Sa manière de procéder, l'inversionnisme, indique bien que les couleurs complémentaire qui sont utilisées dans des paysages, par exemple, sont des mises en place systématiques, des actes concertés. Mais le but n'est pas d'obtenir d'abord en effet esthétique, une harmonie chromatique, mais d' interroger l'énergie lumineuse contenue dans le blanc et absorbée par la couleur de chaque objet dans le paysage (arbre, maison, plan d'eau, etc...)

C' est donc cette énergie, inverse de la couleur visible, qui est restituée sur le tableau, révélant ainsi l'en dedans des choses, la force vitale et spirituelle de la création.

L'éventail des couleurs que PICOUET met en place, même s'il s'agit d'un agencement déduit, d'une désignation automatique, n'interdit pas que le jeu inverse des valeurs, par la régulation des forces cachées, par la mise au jour de ce qui a été occulté, une nouvelle harmonie prenne naissance, sans l'arbitraire des choix subjectifs. Un équilibre et une nécessité autre s'instaurent, la dynamique des forces absorbées et contraintes éclate et gouverne un monde qui est une addition de soustractions, une restitution de la plénitude spectrale du soleil, un primat de l'être caché sur le paraître et l'évidence superficielle. 

PICOUET donne son cheminement personnel qui, partant des grandes intuitions, des questionnements méthodiques ou des pénétrations théoriques des plus grands, passe par Manuel GIL auquel il rend hommage et qui a initié sa recherche.

La fascination pour le blanc chez les modernes, qui est le pendant de l'investissement plastique, intellectuel et moral dans la couleur, trouve ici son exaltation inversionniste. Le rouge répond du vert, le violet du jaune ( comme s'ils en étaient responsables ) , non pour faire jouer les complémentaires mais pour occuper une place virtuelle, pour retrouver la totalité de la couleur par la force inverse qu'elle contient.
"
Gérald GASSIOT-TALABOT

 

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