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Exprimer l'indicible, voilà ce qu'il tente dans cette quête picturale depuis plus de trente cinq ans. C'est à un lent travail de recherche sur la nature du vide - au sens taoïste du terme - qu'il s'astreint, dans le cadre d'une réflexion sur le « Vide comme outil de travail de restructuration dans l'espace urbain ». Cette démarche picturale est donc l'un de ses moyens pour approfondir sa réflexion en tant qu'architecte et urbaniste. Et c'est ainsi que peu à peu, ce domaine pictural s'est développé pour, aujourd'hui, prendre sa propre place, sa propre autonomie.
Ce texte est extrait d'un chapître intitulé "Les blancs de Cézanne" dont le titre général est: Le Vide et la ville dont l'objet est de dire ce qu'est cette notion de Vide pour les non spécialistes du projet urbain, sous forme de petits textes d'impressions.Dans sa quête picturale, il semble bien que Cézanne ait rejoint la démarche des peintres chinois et ce, à plusieurs niveaux, plus particulièrement dans son regard sur les paysages qu'il avait sous les yeux et bien évidemment, la montagne Sainte-Victoire. Avant toutes choses, il nous faut dire de quelle notion de vide nous allons parler ici. Puisque nous voulons mettre en parallèle le paysage cézannien et le Vide, il va s'en dire que nous avons à faire là, à une notion du Vide qui n'est pas "le vide" au sens occidental du terme puisqu'en principe, si nous disions que "la Sainte-Victoire" est représentative du Vide", à l'étonnement succéderait certainement l'incrédulité.Il nous faut donc avant tout commencer par dire ce que nous entendons ici par vide, si ce que voulons voir là n'est pas "rien" ou encore l'absence de matière, de présence.Il s'agit bien de regard. D'un regard culturel sur un phénomène qui a une dimension physique mais également psychologique. (...)
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