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Michèle VICQ |
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Au commencement de la genèse d’une œuvre, un tas de ferraille, souvenir utile, oublié de l’homme, entassé dans une cave, un grenier, jeté dans les campagnes,un tas qui dérange, dangereux pour certains, un tas qui choque les regards …. … Sur place, je fouille, j’observe, je sélectionne, je trie, je construis déjà dans ma tête. Tous mes sens sont en ébullition, je deviens insensée déraisonnable, « cet ancien bol à écrémeuse me servira de réacteur… », mais avant tout, j’interpelle et je fascine tous ces gens qui me confient des bribes de leur passé. Martelé sur l’enclume, torturé ou contorsionné sous les feux puissant du chalumeau, cet objet extrait du néant, renaîtra, revêtu de mille éclats sous les feux de la scène. Je possède cette étonnante capacité à inventer et revendique ma puissance créative à travers mes sculptures. Je reste maître de mon art. Le moindre morceau de ferraille me projette aux frontières du fantastique et de l’imaginaire, tout en donnant un sens même si ce sens paraît ubuesque à chacune de mes œuvres. Je veux vivre avant tout dans un monde d’inconscient et d’instinct, voler ou flotter dans cette extraordinaire liberté d’expression. «LA VRAIE DIFFERENCE ENTRE L’ARTISTE ET MOI : LA DEMESURE A INVENTER LE FANTASTIQUE». michèle Vicq
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