"Souffle" 2006 - Huile au couteau sur toile 89 x 116 cm
Le jardin semble clos
Et les saisons semblent oubliées
Aux rivages lointains je porte mon regard
Sur les oiseaux des neiges
Et mon âme soudain s'enivre de l'espace
J'ai froid par instants lorsque pleure la nuit
Des frissons bleus secouent les jours intermédiaires
Où se forge sans bruit la ligne du chemin
Tandis que la vie brune craquèle sous la cendre
Un chant silencieux abrite l'oiseau sage
Que les neiges légères protègent à demi
L'inattendu éclate
le bruit que fait la coque
D'un fruit sec qu'une main a dû fendre
C'est l'été
J'ai pris le fruit doré avec recueillement
Solide et doux tout aussi bien
Ma vie déplie l'espace du bonheur impromptu
Le garde dans mes mains
Le chant porte la neige
Les ailes de l'oiseau s'étendent sur mon cœur
Une baie écarlate a mûri
Passagère aux instants qui résonnent
Nourriture éphémère au passant de l'oubli
J’ai pleuré quand l’automne est venu
A disparu le temps où les fleurs pouvaient naître
Mais demain va paraître Qui sait
Je l’entends
Je vois son pas dès aujourd’hui