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Entre réalisme et abstraction
Parmi tant d'artistes de talent, une place doit être réservée à Idka qui non seulement chante la nature, mais aussi les paysages en fleurs, tout particulièrement ceux de la Provence contrastée : celles des ocres de Roussillon, celle aussi des Alpilles ponctuées d'amandiers efflorescents. Les villages perchés de Gordes, de Bonnieux, d'Ansouis, de Cucuron ont trouvé en sa palette une orchestration plastique incomparable. Un instinct très sûr habite Idka et lui permet, comme en se jouant, d'allier vigueur et nuances tonales. Dans cette Provence qu'elle célèbre depuis nombre d'années et qu'expose avec succès et continuité la Galerie des Ocres à Roussillon, chaque amateur de sites et d'art est assuré d'accorder l'enchantement de cette Provence incomparable à sa propre vision intérieure : la peinture d'Idka associe dans l'esprit, la beauté naturelle des lieux illustrés, avec force et subtilité et celle tout aussi réelle que chacun porte en soi dès qu'il a sillonné routes, vallons, collines et massifs d'une région exceptionnellement préservée, chantée de siècle en siècle par musiciens, poètes, artistes subjugués eux aussi par ce que Giono appelait « Le Chemin des anges ». !dka a sa place sur cette route étroite et jusqu'alors sauvegardée. idka ne consacre pas son art à la seule Provence. Grande voyageuse New York, Venise, Londres, Prague, l'Islande, le Brésil ont inspiré bien des toiles, des pastels, des acryliques sur papier en témoignent ; mais le cirque, les natures mortes, les instrumentistes complètent et élargissent le champ de ses investigations thématiques. Idka a reçu le Prix Maxime Juan de La Fondation Taylor pour l'oeuvre exposée au Salon du Dessin et de la Peinture à l'Eau au Grand Palais en novembre 2010. Expositions permanentes : |