LE
LUMINISME
"Lorsque
l'on voit une création ESTIVAL luministe, l'on a une première impression, c'est de voir
la même chose, alors que tout est différent lorsque l'on sonde les détails.
Lorsque l'on étudie un ensemble, l'on a une impression de facilité et de simplicité.
C'est ce qui caractérise ses créations. Par contre tout le monde est invité à en faire
autant. C'est un véritable casse-tête chinois!
C'est là ou l'école devient intéressante. L'élève comprend la difficulté lorsqu'il
veut copier le maître ou imiter simplement l'approche. C'est à ce moment là qu'une
oeuvre prend de la valeur.
Lorsque
l'on a ni la recette ni les secrets de fabrication, le meilleur copiste peut simplement ne
faire qu'une pâle interprétation. La touche personnelle du créateur se retrouve sur les
différents modèles et de cette manière, c'est une signature indis-cutable.
Rares peuvent être les artistes pouvant se flatter de reproduire à la perfection la
production artistique d'autrui. Dans le domaine du LUMINISME, la tâche est pour ainsi
dire irréalisable, car le papier plissé porte la même identité qu'une empreinte
digitale, et plisser le papier de la même façon est quasiment impossible. L'on peut
passer aux rayons X une surface quelconque, l'on trouvera immanquablement une marque qui
la distinguera des autres.
Le
Luministe privilégie les effets de lumière ou de clair-obscur. Michel ESTIVAL,
influencé par Rembrandt, mais également par les Impressionnistes, transporte ses
observations sur d'autres surfaces, dans d'autres mondes. Partir à sa suite, c'est
découvrir tout simplement la tolérance et le partage, car rien n'est plus délicat dans
la vie que de vouloir comprendre l'oeuvre, mais également la promouvoir dans son action.
Pour l'artiste, la route menant vers l'infini est parsemée à même le sol de rudes
obstacles. Celui de l'ignorance, de l'incompréhension, du matérialisme et de la
solitude.
Alors, au devant d'une surface sans expression va naître le divin, pour le plaisir des
yeux."
Daniel VALTIES - Texte extrait du livre " D'OMBRES ET DE
LUMIERES " de 1996
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