CAILLAUD d'ANGERS

XIII

Au front ébloui des crépuscules
bronze éteint pénombre
or matutinal suggéré à peine
sourire ancien que restaure
l'arc des voûtes.
Qui dans le soir poussait sa clameur
dévisageait le jour
Quoi
dans le silence obstiné de son sourire ?
Immense est le remuement
parmi les patios des villas
et les pétales divergents
de ce qui fut leur
et même rosés.

XIV

C'était l'Heure au cadran solaire.
0 couchant !
Plume lumineuse de Mâat.
- Eveillez-moi du silence pâle où je me consume
Sont-ce ici les Limbes ?
- Je suis en vous cette rumeur du Chant
cette parole oubliée dans l'or chaud des soirs
un gisant du fond des mers...

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  "Or du Soir, 9"
Huile sur toile
- 100 x 100 cm
 

Poèmes de Silvaine Arabo
inspiré par la série de toiles de Caillaud d'Angers "L'Or du Soir ou Lames et vitraux II "
Collection Encres blanches - Encres Vives

 

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